mercredi 28 juin 2017

28/06/2017
Aspect Sanitaire.
Le rayonnement des radiofréquences du CPL de 36 à 144 KHz jusqu'à 480 KHz, injecté en superposition aux 50 Hertz à partir du concentrateur par l'intermédiaire des circuits B.T., est permanent - 24h/24 365j/365. En résulte un champ électromagnétique permanent impactant l'environnement proche ainsi que l'intérieur des domiciles, bureaux, hôpitaux, crèches et écoles, magasins,  bistrots, piscines, églises et temples... bref la totalité des lieux fermés tout comme l'espace ouvert, pour aller s'accroissant au fur et à mesure des évolutions futures du compteur informatisé.  Tout le réseau de distribution électrique Basse-tension de la citée ainsi que nos réseaux intérieurs dont les câbles ne sont pas blindés ainsi que l'ensemble des appareils électroménagers branchés sur le réseau électrique se comportent comme des antennes émettrices des radiofréquences du CPL.
Les ondes électromagnétiques génèrent un stress cellulaire oxydatif et déclenchent divers troubles avérés à court ou long terme : maux de tête, vertiges, malaises, acouphènes, insomnies, troubles cardiaques, dermatoses, problèmes ORL, articulaires, musculaires, troubles de la concentration, perte de mémoire….et, pour finir, cancers potentiels!
Les ondes électromagnétiques artificielles sont classées potentiellement cancérigènes depuis 2011 par l'OMS. Ce qui revient à dire que l'ensemble de la population se trouve placée en situation de cobayes d'une expérimentation grandeur nature en cours !
Il faut savoir que les tribunaux se penchent déjà sur la question, autant en France qu’ailleurs en Europe et qu’ils tranchent en faveur du principe de précaution et de la protection de la santé du client (autant en droit du travail qu’en droit civil : trois décisions en France et 2 en Italie).

Réponses à nos questions (extraits d'échange d'emails) :

*Expertise du CRIIREM (Centre de Recherche et d'Information Indépendant sur les Rayonnements Électro Magnétiques non ionisants).
" Nous sommes tout à fait d'accord avec vous, l'installation des compteurs ne devrait pas se faire sans étude complète préalable. Nous avions réalisé un travail en 2012, sur un protocole CPL G1 qui n'est pas celui installé actuellement (CPL G3) qui fonctionne différemment notamment sur une fréquence différente pour laquelle le protocole de mesure ne peut pas être identique à ce qui est fait pour le moment.

Vu la non-connaissance de l'impact de ce compteur il nous semble cohérent de le refuser d'où le travail mit en place par diverses associations militantes. Là n'est pas le rôle du CRIIREM." (Myriam GALBRUN- Responsable Administratif et Technique au CRIIREM.)

*Avis ANSES. (Agence Nationale de Sécurité Sanitaire de l’alimentation, de l’Environnement et du travail).Le 9/12/2016, l'ANSES a rendu un avis rassurant sinon de complaisance*, concluant à "des risques sanitaires peu probables". Ce constat interroge d'autant plus qu'il est apparu alors que la campagne de mise en place des compteurs Linky en cours, était déjà bien avancée.
*Commentaires du CRIIREM (que nous avions interrogé à ce sujet) :

"Voici l'extrait du rapport (version scientifique) de l'ANSES dans laquelle ils expliquent leur démarche."
"L’Anses a réalisé une enquête internationale par questionnaire pour recueillir des informations sur le déploiement des compteurs communicants à laquelle dix-huit pays ont répondu. Enfin, pour compléter les informations sur l’exposition de la population aux champs électromagnétiques émis par le CPL des compteurs Linky, des mesures sont réalisées par le Centre scientifique et technique du bâtiment (CSTB) dans le cadre d’une convention de recherche et développement (CRD) contractée avec l’Anses. Les résultats de cette étude seront publiés dans un second temps, après la publication de cet avis. Si les résultats sont de nature à modifier les conclusions du présent avis, une mise à jour de ce dernier pourra être réalisée"(p.2/17)
Et, Myriam GALBRUN- (Responsable Administratif et Technique au CRIIREM.) d'en déduire :
"Ceci montre bien qu'aucune expertise indépendante et multipartie n'a été mise en place pour le moment.
Sans réalisation d'une étude (indépendante et multipartie), il n'est pas possible de faire des affirmations, mais en attendant la mise en place de ce travail il est normal de voir de l'opposition à la pose de ces compteurs. L'idéal aurait bien sûr été que la manœuvre se fasse à l'inverse, l'étude et ensuite la pose."

Le  27 janvier 2017 le CSTB publie un Rapport: 

"ÉVALUATION DE L'EXPOSITION DE LA POPULATION AUX CHAMPS 
ÉLECTROMAGNÉTIQUES ÉMIS DANS LES LOGEMENTS PAR LES COMPTEURS COMMUNICANTS D' ÉLECTRICITÉ LINKY" -
http://dl.free.fr/siTP8p1TF

Rapport CSTB décrypté par Nextup

"Même si cette pollution électromagnétique artificielle constatée de 10 à 250, voire 1500 fois supérieure au bruit de fond dans certaines configurations d’architectures de déploiement en zones rurales ce qui n’est absolument pas négligeable, est aussi comme le note le CSTB des milliers de fois au-dessous de normes irréalistes ICNIRP en densité de puissance, il n’en demeure pas moins que cette nouvelle pollution est pérenne 24h sur 24 avec un caractère pulsé ce qui aggrave fortement l’impact sur la santé. C’est au final la notion de dose, rapport puissance d’irradiation/temps, qui provoque inéluctablement l’affaiblissement du métabolisme des personnes, ceci sans qu’elles ne le perçoivent immédiatement et lorsqu’elles s’en rendent compte leur métabolisme est atteint souvent de façon irréversible, c’est un processus connu qui aboutit aux pathologies du Syndrome des Micro-Ondes (PDF)."

Au cours de cette évaluation le CSTB n'est pas en mesure d'expertiser un CPL G3 in situ.(ce qui fort étonnant, vu le nombre de G3 déjà installés à cette époque).

Les conclusions de ce Rapport incomplet donne lieu à un nouvel Avis de l'ANSES révisé (Juin 2017):
https://www.anses.fr/fr/system/files/AP2015SA0210Ra.pdf
Extraits de l'Avis précité:  Conclusion du CES
        -         Toutefois, les niveaux d’exposition restent faibles et ne remettent pas en cause les conclusions initiales sur les effets sanitaires.  A savoir : "Le Rapport de l'ANSES conclut « à une faible probabilité que l’exposition aux champs électromagnétiques émis par les compteurs communicants, dans la configuration de déploiement actuelle, engendre des effets sanitaires à court ou long terme »." 
On notera qu'il n'existe strictement aucune donnée épistémologique concernant le "long terme" et, pour cause!
-         les compteurs G3 devront faire l’objet d’une campagne de mesure de l’exposition engendrée au domicile, sur le modèle de celle réalisée par le CSTB pour l’Anses pour la première génération de compteurs. Le cas échéant, l’Anses pourra réévaluer ses conclusions au regard des nouvelles données récoltées.
Ces nouvelles données amènent le CES à compléter les recommandations initiales par les suivantes :
-         effectuer des mesures sur des grappes de compteurs G3 ;
-         En complément, le CES recommande d’étudier la possibilité d’installer des filtres, pour les personnes qui le souhaiteraient, permettant d’éviter la propagation des signaux CPL à l’intérieur des logements.

En somme et lapidairement résumé : 
""Il n'est pas vraiment utile de s'inquiéter, néanmoins il vaut mieux vaut songer à se prémunir!"
Les moyens de la prévention (le filtre) étant, bien évidemment, laissé à la charge du consommateur!
Dissimulation, imposture ? 
S'agissant de la santé publique ce n'est là rien moins que scandaleux! 


Autre ambiguïté.
Suite à l'expertise du CRIIREM évoquée plus haut sur le CPL G1, aux questions qui leur ont été posées, ministres et députés ont une réponse type :
"Une expertise menée par le Centre de recherche et d’informations indépendantes sur les rayonnements électromagnétiques (CRRIREM) a confirmé qu’il n’y avait pas de risque sanitaire aigu ni de risque d’effets physiopathologiques à craindre."
suivie d'une mise au point indignée du CRIIREM:
"C’est une présentation très malhonnête de notre expertise ! » tempête Pierre Le Ruz, président du CRIIREM. Car cette absence de risque concerne uniquement les « effets thermiques » de ces compteurs. Or, pour en subir, il faut se placer à quelques centimètres d’une antenne relais ou sous une ligne à haute tension. Mais le risque sanitaire à long terme (cancers, électrosensibilité) est bien réel. Quant à l’environnement extérieur, ces compteurs ne feront qu’« augmenter le brouillard électromagnétique », qui n’en avait pas besoin. C’est du délire technologique, estime Pierre Le Ruz. On fait encore passer les problèmes de rentabilité avant les problèmes de santé."

Autre duplicité : ENEDIS ne cesse d'avancer des arguments chocs pour minimiser les effets des champs électromagnétiques engendrés par le CPL auprès d'une population évidemment réceptive sinon impressionnable par manque de connaissance en le domaine :
L'effet de ce champ électromagnétique dans le domicile ne serait "pas pire qu'une télé" "qu'un chargeur d'ordinateur" ou encore "qu'un micro-onde" etc…omettant volontairement de préciser que les champs incriminés sont permanents, totalement hors de notre contrôle et surtout, selon une mise au point techniquement éclairante du CRIIREM :
" Il est erroné, voir fallacieux, de faire des comparaisons avec les téléviseurs, les lampes et les chargeurs d'ordinateurs qui n’utilisent pas la technologie du CPL. C'est un non-sens scientifique. 
Il aurait été préférable de s’assurer que les appareils électroménagers et bureautiques ne soient pas perturbés par le CPL du compteur Linky (compatibilité électromagnétique).  
Par ailleurs l’étude du concentrateur, qui émet des rayonnements de type hyperfréquence de l'ordre de 900 Mégahertz mesurables en volts par mètre, n’a pas été réalisée." 
Il paraît surprenant sinon impensable qu'ENEDIS, dont c'est le cœur de métier, soit ignorant de ces données techniques apparemment élémentaires pour un professionnel chevronné. Ce genre de procédés ne peut que nous rendre suspicieux quant à l'innocuité de cette technologie en ses retombées, engageant notre santé et celle de nos enfants particulièrement exposés du fait que leur organisme est en plein développement. "L’altération des fonctions cognitives et comportementales de l’enfant sous l’effet des champs électromagnétiques et même la possibilité d’une augmentation des risques de cancers est probable." (C’est ce que révèlent les travaux récents de l’ARTAC qui seront exposés sous la forme d'un nouveau livre à paraître en 2017.) 




   Autre point équivoque : ENEDIS met systématiquement en avant le fait que le CPL ne présente guère de danger puisqu'utilisé, depuis des décades, pour passer du courant "Heures creuses" à "Heures pleines". Tout en omettant sciemment de préciser qu'il s'agit d'un CPL de 170 Hertz, intervenant brièvement entre 2 à 4 fois en 24 Heures, à la différence notoire du CPL Linky fonctionnant de 36000 à 144000 Hertz jusqu'à 480000 Hertz et générant un champ électromagnétique permanent !

mardi 27 juin 2017

COURRIER NOMINATIF à L'ENSEMBLE DES ÉLUS 
de la MAIRIE DE BERGERAC
(9 Adjointes/Adjoints au Maire - 23 Conseillères/Conseillers) 


                              


Objet : Déploiement des compteurs Linky fin 2017 à Bergerac.

Madame/Monsieur,

Je vous adresse ce courrier ainsi qu'à l'ensemble des élus de la commune de Bergerac.
Nous sommes à une époque riche en avancées technologiques. Si elles sont conçues pour   faciliter et agrémenter la vie, elles sont également sources de profit et ce, jusqu'à prévaloir parfois sur notre santé ou encore, nos libertés. L'architecture complexe destinée à être mise en place pour exploiter toutes les capacités du compteur communicant Linky, ordinateur évolutif qui peut être géré à distance et à l'insu du consommateur, entre dans cette catégorie et prête à controverse.
A la suite de la réunion contradictoire à ce sujet du 14 Mars organisée par la Mairie à notre initiative, qui n'a de loin pas clarifié les zones d'ombre qui entachent cette technologie et l'utilisation qui en sera faite, le Maire a néanmoins décidé de laisser l'installation s'accomplir, alors qu'à notre sens et en toute cohérence, un moratoire s'imposerait compte tenu du nombre d'incertitudes à maints niveaux que nous allons détailler plus loin.


Sous le titre évocateur "L’intérêt des consommateurs à la trappe" Que Choisir note (02/12/2015):
"C’est assurément une bonne nouvelle pour l’équilibre du réseau électrique et pour les filiales d’EDF qui en ont la charge, ERDF côté gestion du réseau, RTE côté transport de l’électricité. C’est aussi une excellente nouvelle pour les fournisseurs d’électricité, EDF et ses concurrents. Ils vont pouvoir proposer toute une panoplie d’offres tarifaires incluant des services payants.
L’énorme problème, c’est que Linky n’apporte rien, strictement rien aux usagers. Il risque même d’alourdir leurs factures sans contrepartie !" 
 
A l'heure actuelle ce ne sont pas moins de 380 communes, dont 19 en Dordogne (liste en fin de courrier), qui ont pris position pour s'opposer au déploiement des compteurs communicants Linky. Ces actions, entreprises en conscience et en responsabilité par leurs Maires dans l'intérêt premier des administrés, ne furent pas toujours aisées à mener à terme, tant diverses pressions visant à les en dissuader, exigèrent de détermination de la part des édiles pour aboutir. Après quelques cas isolés de délibérations retoquées par des tribunaux administratifs, n'ayant par ailleurs aboutit à aucun jugement sur le fond à ce jour, des délibérations validées par des cabinets d'avocats ainsi que par Daniel MATHIEU, juriste à la retraite en charge du CCC24, viennent faciliter et assurer de succès des prises de décision visant à s'opposer au déploiement des compteurs communicants.
La compréhension même de la technologie Linky et de son fonctionnement, nécessite quelques connaissances et recours à des éclairages en provenance d'expertises patentées. Afin de vous permettre d'étoffer vos propres réflexions, je vous livre ci-après, un condensé des informations que nous avons pu recueillir.
Directive Européenne.
Cette directive, contrairement à ce que fréquemment les représentants d'ENEDIS soutiennent, n'est nullement contraignante.
L’article 13 de la directive du 5 avril 2006 suggère aux États membres de mettre en place un terrain favorable aux économies d’énergie et de concurrence.
Les États membres veillent à ce que, dans la mesure où cela est techniquement possible, financièrement raisonnable et proportionné compte tenu des économies d’énergie potentielles, les clients finaux dans le domaine de l’électricité reçoivent à un prix concurrentiel des compteurs individuels qui mesurent avec précision leur consommation effective et qui fournissent des informations sur le moment où l’énergie a été utilisée.
Il faut savoir qu’aucun autre pays d’Europe n’installe des compteurs informatiques tel que le Linky, mais des compteurs électroniques comme notre compteur blanc actuel ! De plus, plusieurs états européens, notamment l'Allemagne, la Belgique, l'Autriche, n'ont pas appliqué la directive européenne de déployer de tels compteurs. L’information existe sur internet.

Vue d'ensemble.
Il s'agit d'un chantier conséquent. En plus de l'installation des nouveaux compteurs G1 dans les premiers temps et G3 depuis 2017, après démontage des compteurs existants, l'architecture nécessite la mise en place de nombre de concentrateurs et répéteurs généralement associés aux transformateurs existants. En fonction des circonstances, le système fonctionne par grappes de 1 à 1500 compteurs reliés à chaque concentrateur, communicant par la technologie du courant porteur en ligne (CPL) qui transite par les réseaux de distribution Basse-tension (BT) avec des radiofréquences de 36 à 144 KHz (36 000 à 144000 Hz) pour la norme G1 et des radiofréquences 36 KHz à 91 KHz pouvant être étendu jusqu'à 480 KHz (480000 Hz) pour la norme CPL G3. Le CPL est injecté par les concentrateurs au-delà du compteur dans l'ensemble des habitations dont le réseau électrique fonctionnant à 50 Hz est totalement inadapté car il n'est ni prévu à cet effet ni blindé. En parallèle, un second niveau de communication est assuré par des antennes relais implantées à hauteur d'homme sur les concentrateurs, qui transmettent les données en hyperfréquences GSM de 900 MHz au système central. Et on estime à 700 000 le nombre d’antennes supplémentaires que nécessite le système Linky pour être opérationnel.
Fin mars 2017, le nombre de compteurs Linky posés s'élevait à 3,47 millions et le rythme de pose atteignait 18 500 par jour. Il pourrait atteindre 35 000 par jour fin 2017.

Collecte de données personnelles.
Ce compteur informatique est destiné à capter une foule de données de la vie privée. Il permet au distributeur de connaître à chaque instant le niveau de consommation électrique du logement, de déduire des informations sur les habitudes de vie des consommateurs telles que l’heure du lever et du coucher, le nombre de personnes présentes dans le domicile, les périodes d’absence, ou encore, sous certaines conditions, le volume d’eau chaude consommé par jour. Il s'en déduit une "courbe de charge" qui est la représentation graphique de l’évolution de la consommation d'énergie pendant une durée (1 heure par exemple). Elle est constituée d'un relevé, à intervalles réguliers (le pas de mesure), de la consommation électrique de l'abonné.
Il permet aussi d’arrêter à distance tous les appareils, notamment le ballon d’eau chaude et les radiateurs électriques.
La CNIL (Commission Nationale de l'Informatique et des Libertés) a été consultée sur la conformité à la "Loi Informatique et Libertés" concernant l'enregistrement dans le compteur de la courbe de charge des abonnés. Le consentement de l’abonné serait demandé pour la remontée de la courbe de charge dans le système d’information d’ERDF ainsi que pour la transmission de la courbe de charge aux tiers.
Il faut savoir qu'Enedis est déjà en violation d’une douzaine de recommandations imposées par la CNIL (Commission Nationale de l'Informatique et des Libertés) quant au consentement des clients concernant la collecte des données et que le CCC24 a déposé une plainte officielle auprès de la CNIL à cet effet. Elle est sous étude en ce moment-même. (Cf. blog CCC24)
Par ailleurs et surtout, ce compteur informatique qui est évolutif est très précisément le point d'entrée pour des évolutions futures. Les paramètres actuels du Linky sont "upgradables" (optimisables à volonté) à distance, tel que prévu dans le cahier des charges du Linky : plus de 50 % est en réserve. Bernard LASSUS, directeur du programme Linky chez ENEDIS, l’a clairement annoncé et répété en 2015. Depuis, au vu des oppositions qui se sont faites jour, ENEDIS préfère ne plus communiquer sur ce sujet.
Ainsi et successivement, après le CPL G1, puis le G3 en kilohertz actuellement, il y aura FATALEMENT dans les temps à venir, le CPL sous protocole G4, puis le G5 en Mégahertz, cette évolution étant inéluctable comme pour la téléphonie mobile, la 2G, la 3G, actuellement la 4G et à venir la 5G, en Gigahertz !
Le Haut Débit sera une obligation pour le câblo-opérateur ENEDIS qui sera avec le Linky le premier opérateur Big Data (Mégadonnées) de France, de plus avec actualisation de données en temps réel, ce qui en valeurs de revenus sera supérieur au prix de l’électricité !

Lorsqu'on connaît la situation financière catastrophique d'EDF, dont ENEDIS est filiale à 100%, nul doute que les propos rassurants de cette dernière quant à la sauvegarde des données personnelles des consommateurs, risque fort de se voir remis en question. Les directions changent tout comme certains engagements cependant que les profits priment toujours, serait-ce au détriment de nos libertés individuelles tout comme de la santé publique trop souvent !
ENEDIS pourra d’ailleurs techniquement tout faire avec le Linky, qui de facto est aussi une box (par CPL).
Qui en a conscience ?
La stratégie d’ENEDIS est précisément de placer le maximum de Linky avant que la population ne comprenne ce que le Linky représente comme possibilités : c’est toute la subtilité de la com actuelle d’ENEDIS.
Dans le cas du CPL cela veut dire qu’EDF/ENEDIS, sans en référer à une autorité de santé, peut quand elle le souhaite, via la pression du cartel Alliance CPL G3 sur les organismes de normalisation (CENELEC ou IEEE) passer de la fréquence radiative en Kilohertz en fréquences Mégahertz et Hyper Fréquences!   

Droit de refuser :
Il n'existe aucune obligation légale obligeant le client d'accepter l'installation du Linky. Cela devrait être le rôle des élus municipaux d'intervenir pour faire respecter ce droit face aux installations forcées d'Enedis. Le conseil municipal devrait produire une lettre aux administrés les avisant des poses Linky et de leur droit de refuser ou de s'informer avant d'accepter, soit auprès de la mairie soit auprès du collectif bergeracois.

A l'issue de la réunion du 14 mars traitant contradictoirement du Linky, Monsieur le Maire, soit sous le coup d'intimidations ou autres moyens de pression (dont d'autres élus se firent l'écho), soit se satisfaisant tout bonnement des propos rassurants d'ENEDIS quant à la protection de la vie privée et de l'avis de l'ANSES concernant l'aspect sanitaire, nous informa qu'il ne s'opposerait pas au déploiement des compteurs communicants. Il reste que sa responsabilité est pleinement engagée, car les compteurs tout comme les réseaux de distribution B.T. sont propriétés de la commune et ce, même si cette dernière en a délégué la gestion à un organisme tiers.  
Il est vrai que quelques efforts d'investigation sont requis pour parfaire la compréhension d'un système spécifique aux caractéristiques particulières, notamment techniques. Nous mesurons déjà à notre niveau la tâche que représente une acquisition documentée et claire de l'ensemble de ces éléments. C'est compte-tenu de ces remarques que j'ai tenu à vous faire part des fruits de nos recherches et tout particulièrement des retours obtenus du CRIIREM, bureau d'expertise indépendant des intérêts industriels et commerciaux.

Par ailleurs il faut savoir que, dès lors que le système compteur communicant avec le CPL est opérationnel, le refus du Linky ne mettra pas fin au champ électromagnétique du domicile, car le CPL véhiculé par l'ensemble du réseau de distribution est injecté en permanence dans tous les habitats et ce, quel que soit le type de compteur en place (analogique ou Linky) ! Domiciles, bureaux, écoles, crèches, hôpitaux, ateliers, magasins, etc… sont impactés 24 h/24 et 365 j/365 par un champ électromagnétique. Soumis de ce fait à une moyenne de 80.000 Hertz, notre corps, dont les fréquences biologiques en sommeil profond vont de 0,5 à 4 Hertz, ne parvient plus à se régénérer.                  
De surcroît, "aucune compagnie d’assurances depuis 2003 ne couvre les risques et dommages résultant d’une technologie liée aux champs électromagnétiques. Ce manquement constitue à lui seul un motif de refus du compteur LINKY." (http://collectifcompteurcommunicantbergerac.blogspot.fr/).

Je vous invite à visionner l'entretien que nous eûmes avec Canal Pourpre, au cours duquel Daniel MATHIEU, juriste à la retraite et en charge du CCC24, expose avec une grande clarté la problématique Linky dans son ensemble (50 mn.) :  https://youtu.be/IrBBYIXWpUE?t=7

Sous prétexte d'ignorance en la matière, rester bras ballants alors que nous voici, nous et nos enfants, en passe d'être sciemment réduits au rôle de cobayes eu égard aux effets induits par une technologie élaborée sans discernement ?
Une étude épidémiologique et scientifique d’impact sur la population de l’irradiation en champs proches par les champs électromagnétiques artificiels du CPL du Linky avant la continuation de son déploiement est une absolue nécessité de salubrité publique. De toute évidence, le principe de précaution devrait prévaloir et nous conduire à exiger, au minimum, un moratoire !

Quelle action pourrait entreprendre le conseil municipal pour tenter d'infléchir la position attentiste du Maire ?  
Nous sommes tout à disposition pour répondre à d'éventuelles questions et plus amples informations.

Vous remerciant de m'avoir lu, je vous prie d'agréer, Madame/Monsieur, l'assurance de ma parfaite considération.
Pour le "ccc.bergeracois"
Guillaume MEYER




* "C’est un rapport politique, sans aucune valeur scientifique, bon à jeter à la poubelle. Les responsables de l’ANSES ont été mis en place par les politiques. Ils n’envisagent pas la facture sanitaire, qu’il va nous falloir payer. Et elle sera lourde". (Dominique Belpomme, professeur de cancérologie à l’université Paris V et directeur de l’Institut européen de recherche sur le cancer et de l’environnement (Eceri) de Bruxelles, se prononçant sur le précédent Avis de l'ANSES concernant l'exposition de la population "Radio fréquences et Santé", rendu en octobre 2013.)


 


à ce jour, 395 communes rejettent les compteurs communicants 
dont des communes importantes comme: 
Aix-en-Provence (140 000 habitants),
— Saint-Denis (110 000habitants),
— Fontenay (53 000 habitants),
— Yerres (30 000 habitants),
— Caen (110 000 habitants),
— Bondy (53 000 habitants),
— Melun (40 000 habitants),
— Bagnolet (36 000 habitants)


Suite: http://refus.linky.gazpar.free.fr/

dont 19 communes anti-linky en DORDOGNE : 

Badefols-sur-Dordogne (24390)

Calès (24150)
Ginestet (24130)

La Force (24130)
Maurens (24140)
Monestier (24240)
Montferrand-de-Périgord (24440)
Montpeyroux (24610)
Plazac (24580) pour une personne EHS
Pontours (24150)

Saint-Avit-de-Vialard (24260)
Saint-Capraise-de-Lalinde (24150)
Saint-Chamassy (24260)
Saint-Georges-de-Blancaneix (24130)
Saint-Médard-de-Mussidan (24400)
Saint-Martin-de-Riberac (24600)
Saint-Nexans (24520)
Saint Pompont (24170)
Valojoulx (24290)




TRIBUNE LIBRE
Paru sur la Publication trimestrielle "le Bergerac info" n°9 été 2017