mercredi 28 juin 2017

28/06/2017
Aspect Sanitaire.
Le rayonnement des radiofréquences du CPL de 36 à 144 KHz jusqu'à 480 KHz, injecté en superposition aux 50 Hertz à partir du concentrateur par l'intermédiaire des circuits B.T., est permanent - 24h/24 365j/365. En résulte un champ électromagnétique permanent impactant l'environnement proche ainsi que l'intérieur des domiciles, bureaux, hôpitaux, crèches et écoles, magasins,  bistrots, piscines, églises et temples... bref la totalité des lieux fermés tout comme l'espace ouvert, pour aller s'accroissant au fur et à mesure des évolutions futures du compteur informatisé.  Tout le réseau de distribution électrique Basse-tension de la citée ainsi que nos réseaux intérieurs dont les câbles ne sont pas blindés ainsi que l'ensemble des appareils électroménagers branchés sur le réseau électrique se comportent comme des antennes émettrices des radiofréquences du CPL.
Les ondes électromagnétiques génèrent un stress cellulaire oxydatif et déclenchent divers troubles avérés à court ou long terme : maux de tête, vertiges, malaises, acouphènes, insomnies, troubles cardiaques, dermatoses, problèmes ORL, articulaires, musculaires, troubles de la concentration, perte de mémoire….et, pour finir, cancers potentiels!
Les ondes électromagnétiques artificielles sont classées potentiellement cancérigènes depuis 2011 par l'OMS. Ce qui revient à dire que l'ensemble de la population se trouve placée en situation de cobayes d'une expérimentation grandeur nature en cours !
Il faut savoir que les tribunaux se penchent déjà sur la question, autant en France qu’ailleurs en Europe et qu’ils tranchent en faveur du principe de précaution et de la protection de la santé du client (autant en droit du travail qu’en droit civil : trois décisions en France et 2 en Italie).

Réponses à nos questions (extraits d'échange d'emails) :

*Expertise du CRIIREM (Centre de Recherche et d'Information Indépendant sur les Rayonnements Électro Magnétiques non ionisants).
" Nous sommes tout à fait d'accord avec vous, l'installation des compteurs ne devrait pas se faire sans étude complète préalable. Nous avions réalisé un travail en 2012, sur un protocole CPL G1 qui n'est pas celui installé actuellement (CPL G3) qui fonctionne différemment notamment sur une fréquence différente pour laquelle le protocole de mesure ne peut pas être identique à ce qui est fait pour le moment.

Vu la non-connaissance de l'impact de ce compteur il nous semble cohérent de le refuser d'où le travail mit en place par diverses associations militantes. Là n'est pas le rôle du CRIIREM." (Myriam GALBRUN- Responsable Administratif et Technique au CRIIREM.)

*Avis ANSES. (Agence Nationale de Sécurité Sanitaire de l’alimentation, de l’Environnement et du travail).Le 9/12/2016, l'ANSES a rendu un avis rassurant sinon de complaisance*, concluant à "des risques sanitaires peu probables". Ce constat interroge d'autant plus qu'il est apparu alors que la campagne de mise en place des compteurs Linky en cours, était déjà bien avancée.
*Commentaires du CRIIREM (que nous avions interrogé à ce sujet) :

"Voici l'extrait du rapport (version scientifique) de l'ANSES dans laquelle ils expliquent leur démarche."
"L’Anses a réalisé une enquête internationale par questionnaire pour recueillir des informations sur le déploiement des compteurs communicants à laquelle dix-huit pays ont répondu. Enfin, pour compléter les informations sur l’exposition de la population aux champs électromagnétiques émis par le CPL des compteurs Linky, des mesures sont réalisées par le Centre scientifique et technique du bâtiment (CSTB) dans le cadre d’une convention de recherche et développement (CRD) contractée avec l’Anses. Les résultats de cette étude seront publiés dans un second temps, après la publication de cet avis. Si les résultats sont de nature à modifier les conclusions du présent avis, une mise à jour de ce dernier pourra être réalisée"(p.2/17)
Et, Myriam GALBRUN- (Responsable Administratif et Technique au CRIIREM.) d'en déduire :
"Ceci montre bien qu'aucune expertise indépendante et multipartie n'a été mise en place pour le moment.
Sans réalisation d'une étude (indépendante et multipartie), il n'est pas possible de faire des affirmations, mais en attendant la mise en place de ce travail il est normal de voir de l'opposition à la pose de ces compteurs. L'idéal aurait bien sûr été que la manœuvre se fasse à l'inverse, l'étude et ensuite la pose."

Le  27 janvier 2017 le CSTB publie un Rapport: 

"ÉVALUATION DE L'EXPOSITION DE LA POPULATION AUX CHAMPS 
ÉLECTROMAGNÉTIQUES ÉMIS DANS LES LOGEMENTS PAR LES COMPTEURS COMMUNICANTS D' ÉLECTRICITÉ LINKY" -
http://dl.free.fr/siTP8p1TF

Rapport CSTB décrypté par Nextup

"Même si cette pollution électromagnétique artificielle constatée de 10 à 250, voire 1500 fois supérieure au bruit de fond dans certaines configurations d’architectures de déploiement en zones rurales ce qui n’est absolument pas négligeable, est aussi comme le note le CSTB des milliers de fois au-dessous de normes irréalistes ICNIRP en densité de puissance, il n’en demeure pas moins que cette nouvelle pollution est pérenne 24h sur 24 avec un caractère pulsé ce qui aggrave fortement l’impact sur la santé. C’est au final la notion de dose, rapport puissance d’irradiation/temps, qui provoque inéluctablement l’affaiblissement du métabolisme des personnes, ceci sans qu’elles ne le perçoivent immédiatement et lorsqu’elles s’en rendent compte leur métabolisme est atteint souvent de façon irréversible, c’est un processus connu qui aboutit aux pathologies du Syndrome des Micro-Ondes (PDF)."

Au cours de cette évaluation le CSTB n'est pas en mesure d'expertiser un CPL G3 in situ.(ce qui fort étonnant, vu le nombre de G3 déjà installés à cette époque).

Les conclusions de ce Rapport incomplet donne lieu à un nouvel Avis de l'ANSES révisé (Juin 2017):
https://www.anses.fr/fr/system/files/AP2015SA0210Ra.pdf
Extraits de l'Avis précité:  Conclusion du CES
        -         Toutefois, les niveaux d’exposition restent faibles et ne remettent pas en cause les conclusions initiales sur les effets sanitaires.  A savoir : "Le Rapport de l'ANSES conclut « à une faible probabilité que l’exposition aux champs électromagnétiques émis par les compteurs communicants, dans la configuration de déploiement actuelle, engendre des effets sanitaires à court ou long terme »." 
On notera qu'il n'existe strictement aucune donnée épistémologique concernant le "long terme" et, pour cause!
-         les compteurs G3 devront faire l’objet d’une campagne de mesure de l’exposition engendrée au domicile, sur le modèle de celle réalisée par le CSTB pour l’Anses pour la première génération de compteurs. Le cas échéant, l’Anses pourra réévaluer ses conclusions au regard des nouvelles données récoltées.
Ces nouvelles données amènent le CES à compléter les recommandations initiales par les suivantes :
-         effectuer des mesures sur des grappes de compteurs G3 ;
-         En complément, le CES recommande d’étudier la possibilité d’installer des filtres, pour les personnes qui le souhaiteraient, permettant d’éviter la propagation des signaux CPL à l’intérieur des logements.

En somme et lapidairement résumé : 
""Il n'est pas vraiment utile de s'inquiéter, néanmoins il vaut mieux vaut songer à se prémunir!"
Les moyens de la prévention (le filtre) étant, bien évidemment, laissé à la charge du consommateur!
Dissimulation, imposture ? 
S'agissant de la santé publique ce n'est là rien moins que scandaleux! 


Autre ambiguïté.
Suite à l'expertise du CRIIREM évoquée plus haut sur le CPL G1, aux questions qui leur ont été posées, ministres et députés ont une réponse type :
"Une expertise menée par le Centre de recherche et d’informations indépendantes sur les rayonnements électromagnétiques (CRRIREM) a confirmé qu’il n’y avait pas de risque sanitaire aigu ni de risque d’effets physiopathologiques à craindre."
suivie d'une mise au point indignée du CRIIREM:
"C’est une présentation très malhonnête de notre expertise ! » tempête Pierre Le Ruz, président du CRIIREM. Car cette absence de risque concerne uniquement les « effets thermiques » de ces compteurs. Or, pour en subir, il faut se placer à quelques centimètres d’une antenne relais ou sous une ligne à haute tension. Mais le risque sanitaire à long terme (cancers, électrosensibilité) est bien réel. Quant à l’environnement extérieur, ces compteurs ne feront qu’« augmenter le brouillard électromagnétique », qui n’en avait pas besoin. C’est du délire technologique, estime Pierre Le Ruz. On fait encore passer les problèmes de rentabilité avant les problèmes de santé."

Autre duplicité : ENEDIS ne cesse d'avancer des arguments chocs pour minimiser les effets des champs électromagnétiques engendrés par le CPL auprès d'une population évidemment réceptive sinon impressionnable par manque de connaissance en le domaine :
L'effet de ce champ électromagnétique dans le domicile ne serait "pas pire qu'une télé" "qu'un chargeur d'ordinateur" ou encore "qu'un micro-onde" etc…omettant volontairement de préciser que les champs incriminés sont permanents, totalement hors de notre contrôle et surtout, selon une mise au point techniquement éclairante du CRIIREM :
" Il est erroné, voir fallacieux, de faire des comparaisons avec les téléviseurs, les lampes et les chargeurs d'ordinateurs qui n’utilisent pas la technologie du CPL. C'est un non-sens scientifique. 
Il aurait été préférable de s’assurer que les appareils électroménagers et bureautiques ne soient pas perturbés par le CPL du compteur Linky (compatibilité électromagnétique).  
Par ailleurs l’étude du concentrateur, qui émet des rayonnements de type hyperfréquence de l'ordre de 900 Mégahertz mesurables en volts par mètre, n’a pas été réalisée." 
Il paraît surprenant sinon impensable qu'ENEDIS, dont c'est le cœur de métier, soit ignorant de ces données techniques apparemment élémentaires pour un professionnel chevronné. Ce genre de procédés ne peut que nous rendre suspicieux quant à l'innocuité de cette technologie en ses retombées, engageant notre santé et celle de nos enfants particulièrement exposés du fait que leur organisme est en plein développement. "L’altération des fonctions cognitives et comportementales de l’enfant sous l’effet des champs électromagnétiques et même la possibilité d’une augmentation des risques de cancers est probable." (C’est ce que révèlent les travaux récents de l’ARTAC qui seront exposés sous la forme d'un nouveau livre à paraître en 2017.) 




   Autre point équivoque : ENEDIS met systématiquement en avant le fait que le CPL ne présente guère de danger puisqu'utilisé, depuis des décades, pour passer du courant "Heures creuses" à "Heures pleines". Tout en omettant sciemment de préciser qu'il s'agit d'un CPL de 170 Hertz, intervenant brièvement entre 2 à 4 fois en 24 Heures, à la différence notoire du CPL Linky fonctionnant de 36000 à 144000 Hertz jusqu'à 480000 Hertz et générant un champ électromagnétique permanent !

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