vendredi 5 mai 2017

Lettre au Maire de BERGERAC:
             demande d'une Réunion Publique LINKY                                                             

                                                                                                               


CCCBergeracois

Objet : Réunion informative et contradictoire concernant le déploiement des compteurs communicants Linky.



Monsieur le Maire,
Je me permets de vous rappeler à votre proposition, émise à l’issue de la réunion contradictoire du 14 Mars 2017 traitant de la problématique Linky et retranscrite dans le Sud-Ouest en date du 16/03/2017, à savoir " C'était très intéressant. Je vous propose que l'on se retrouve ultérieurement.".
Nous voici à plus d’un mois et demi de cela et la période du prochain déploiement des compteurs communicants, prévue pour fin 2017, s’approche à grands pas. Or, les membres de notre « collectif compteurs communicants bergeracois » rencontrent encore et toujours nombre de bergeracois non informés des prochains remplacements de leurs compteurs électriques par des compteurs communicants Linky.
Par ailleurs, certaines interrogations que suscitent notamment les aspects intrusifs et sanitaires de ces compteurs-ordinateurs, n’ont pas reçu de réponses réellement satisfaisantes au cours de la réunion évoquée plus haut, à savoir :
- Sur le plan intrusif :
on découvre que le compteur-ordinateur évolutif Linky est prévu pour être le pilote de tous les objets connectés, dont le marché est en expansion, offrant de la sorte toute latitude pour une inquisition de plus en plus pointue et permanente de notre vie privée.
- Concernant les problèmes sanitaires liés notamment au CPL :  
ainsi que je vous l'avais proposé lors de la réunion du 14 mars, je joins l’extrait d’un échange personnel par courriel (la totalité est consultable sur notre blog) avec le CRIIREM (Centre de Recherche et d'Information Indépendant sur les Rayonnements Électro Magnétiques non ionisants), qui n'a de cesse de réclamer la mise en place d'une expertise indépendante et multipartie, jetant le doute sur l’avis de l’ANSES du 05/12/2016 (Annexes).
C’est pourquoi nous vous serions reconnaissant et ce, dans l’intérêt premier de vos administrés, de programmer une nouvelle réunion contradictoire entre ENEDIS, le CCC24 et le CCCBergeracois (« collectif compteurs communicants de la Dordogne et de Bergerac »), si possible dans la foulée du résultat définitif de l’élection Présidentielle et avant les législatives.
Si je puis me permettre Monsieur le Maire, j'ajoute que l'action militante que je mène personnellement en ce domaine se justifie, avant toute chose, par une conscience aigüe de ma responsabilité en tant que père et grand-père, face aux incertitudes quant aux effets sanitaires, aussi bien à moyen qu'à long terme, liés à l'accumulation des champs électromagnétiques, possiblement cancérigène selon l'OMS, que nous faisons courir à nos enfants et petits-enfants.
Suite à un précédent Avis de l'ANSES, Dominique Belpomme, professeur de cancérologie à l’université Paris V et directeur de l’Institut européen de recherche sur le cancer et l’environnement (ECERI) de Bruxelles, spécialiste des champs électromagnétiques, déclara que l'étude de l'ANSES
"aura des conséquences désastreuses auprès de la population" dont les auteurs n’
"envisagent pas la facture sanitaire, qu’il va nous falloir payer. Et elle sera lourde."
Tout à votre disposition si vous le jugiez nécessaire et restant dans l’attente de votre décision, je vous prie d’agréer, Monsieur le Maire, mes salutations distinguées

 LRAR et copie à M. Marc LÉTURGIE - 1er Adjoint                                                             

                                                                             ANNEXES


I - Réponse CRIIREM (Centre de Recherche et d'Information Indépendant sur les Rayonnements Électro Magnétiques non ionisants.)
A nos demandes d'éclaircissement par courriel en date du 29/12/2016 et 05/01/2017) 
Voir l'intégralité de l'échange :

"Nous sommes tout à fait d'accord avec vous, l'installation des compteurs ne devrait pas se faire sans étude complète préalable.
Nous avions réalisé un travail en 2012, sur un protocole CPL G1 qui n’est pas celui installé actuellement (CPL G3) qui fonctionne notamment sur une fréquence différente pour laquelle le protocole ne peut pas être identique à ce qui est fait pour le moment.
Vu la non-connaissance de l’impact de ce compteur il nous semble cohérent de le refuser d’où le travail mit en place par diverses associations militantes.
Là n’est pas le rôle du CRIIREM."

« Voici l'extrait du rapport (version scientifique) de l'ANSES dans laquelle ils expliquent leur démarche. (rapport complet ci-joint). »

"La bibliographie associée à la thématique des compteurs communicants est peu fournie ; le groupe de travail s’est donc appuyé, pour produire son expertise, en complément de la littérature scientifique disponible, sur : les normes techniques existantes, les résultats de différentes campagnes de mesures, les informations obtenues auprès des différents distributeurs d’eau et d’énergie suite à l’envoi de courriers, la presse ainsi que des données et informations recueillies par la réalisation d’entretiens (Enedis (ex ERDF), Suez Smart solutions (ex Ondeo Systems), GRDF et l’AMF). De plus, l’Anses a réalisé une enquête internationale par questionnaire pour recueillir des informations sur le déploiement des compteurs communicants à laquelle dix-huit pays ont répondu. Enfin, pour compléter les informations sur l’exposition de la population aux champs électromagnétiques émis par le CPL des compteurs Linky, des mesures sont réalisées par le Centre scientifique et technique du bâtiment (CSTB) dans le cadre d’une convention de recherche et développement (CRD) contractée avec l’Anses. Les résultats de cette étude seront publiés dans un second temps, après la publication de cet avis. Si les résultats sont de nature à modifier les conclusions du présent avis, une mise à jour de ce dernier pourra être réalisée"

« Ceci montre bien qu’aucune expertise indépendante et multipartie n’a été mise en place, pour le moment » 

Cordialement,
Myriam GALBRUN
Responsable Administratif et Technique

De surcroît

Interrogé à ce sujet, le CSTB a répondu le 10 mars 2017 :
 qu’« il n’y a aucune prestation CSTB sur ce type d’appareils ».

II - Le CRIIREM rappelle :

Dans le rapport d’étude de l’ANFR du 30 mai 2016, on constate une grave confusion entre les champs électromagnétiques émis par tout type de compteur électrique et les champs électromagnétiques émis par le CPL spécifique au Linky. De plus l’impact du concentrateur nécessaire à la transmission des données vers les centres de gestion n’a pas été étudié.
Le communiqué de Presse présenté par l’ANFR n’apporte aucune réponse sur l’impact du compteur Linky sur l’exposition du public aux champs électromagnétiques.
Il révèle une carence administrative grave qui a été signalée par le CRIIREM aux responsables de l’ANFR à l’occasion de l’audition à l’Assemblée Nationale du 14 mai dernier.
C’est pourquoi le CRIIREM renouvelle sa demande de février 2016, à savoir la mise en place d’une commission multipartite dans le but d’établir un protocole de mesures adapté au système Linky afin de réaliser une étude contradictoire indépendante et pertinente.


 III -   Aux questions qui leur ont été posées, ministres et députés ont une réponse type : « Une expertise menée par le Centre de recherche et d’informations indépendantes sur les rayonnements électromagnétiques (CRIIREM) a confirmé qu’il n’y avait pas de risque sanitaire aigu ni de risque d’effets physiopathologiques à craindre. » « C’est une présentation très malhonnête de notre expertise ! » tempête Pierre Le Ruz, président du CRIIREM. Car cette absence de risque concerne uniquement les « effets thermiques » de ces compteurs. Or, pour en subir, il faut se placer à quelques centimètres d’un antenne relais ou sous une ligne à haute tension. Mais le risque sanitaire à long terme (cancers, électrosensibilité) est bien réel. Le CRIIREM estime en effet qu’il faut se tenir à au moins 2 mètres d’un compteur et à au moins 5 mètres d’un répéteur ou d’un concentrateur pour éviter les ondes dangereuses. Mission quasiment impossible en immeuble. Quant à l’environnement extérieur, ces compteurs ne feront qu’« augmenter le brouillard électromagnétique », qui n’en avait pas besoin. « C’est du délire technologique, estime Pierre Leruz. On fait encore passer les problèmes de rentabilité avant les problèmes de santé. »

IV - Fréquemment les agents d'ENEDIS proclament ( affirmation répercutée par maints autres tenants du Linky) que le champ électromagnétique développé par le CPL, n'est pas plus intense que celui d'une Télévision ou encore d'un grille-pain!
Réponse du CRIIREM:
"Il est erroné, voir fallacieux, de faire des comparaisons avec les téléviseurs, les lampes et les chargeurs d'ordinateurs qui n’utilisent pas la technologie du CPL. C'est un non-sens scientifique. 
Il aurait été préférable de s’assurer que les appareils électroménagers et bureautiques ne soient pas perturbés par le CPL du compteur Linky (compatibilité électromagnétique). 
Par ailleurs l’étude du concentrateur, qui émet des rayonnements de type hyperfréquence de l'ordre de 900 MégaHertz mesurables en volts par mètre, n’a pas été réalisée. "





 





 

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