vendredi 24 février 2017

Lettre ouverte
à l'adresse de l'ANSES
suite à l'avis émis le 12/12/2016

Selon votre étude sur l'évaluation des niveaux d'expositions de la population aux ondes électromagnétiques consécutives à l'installation du compteur Linky, je relève cette déclaration du responsable de l’unité évaluation des risques physiques de l’agence Olivier Merckel, coordinateur de l'étude:
« Ces niveaux d’expositions ne sont présents que lorsque le compteur fonctionne et transmet des données. Or cette opération se fait la nuit entre minuit et 6 heures du matin, et ne dure qu’une minute, souligne Olivier Merckel, responsable de l’unité évaluation des risques physiques de l’agence, qui a coordonné l’étude. Même s’il peut y avoir parfois d’autres types de communication entre le compteur et le centre de collecte, pour détecter une panne par exemple, on reste sur des valeurs très ténues. »
Est-ce à dire  que vous ignorez ou bien passez sciemment sous silence:
- l'existence du champ électromagnétique de radiofréquences qui se superpose au 50 Hertz de tout le réseau de distribution électrique domestique dont les câbles ne sont pas blindés, ainsi que l'ensemble des appareils électroménagers branchés sur le réseau électrique qui se comportent comme des antennes émettrices des radiofréquences du CPL (Le propre constructeur de Linky, William Hosono, directeur Europe de la société Itron, a reconnu de façon très honnête, que le CPL ne s'arrête pas au compteur et se diffuse dans tout le logement, lors du débat "éco" de Sud-Ouest, le mercredi 2 mars 2016 à la Cité Mondiale de Bordeaux. )?
- que ce rayonnement de radios fréquences est permanent - 24h/24h- 365j/365j - (Protocoles CPL G1/G3 - bande CENELEC-A : de 10 kHz à 95 kHz)?
- que, partant, l'ensemble des occupants, vieillards, adultes, enfants, nourrissons, sont exposés de manière absolument permanente et non "qu'une minute" à ce rayonnement?
- que le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) et l'OMS ont classé les ondes des radiofréquences dans la catégorie « cancérogène possible »?
- que le Criiem, s'il conclue à une absence de risques concernant les "effets thermiques",  estime que le risque sanitaire à long terme des rayonnements de radios fréquences, généré par les effets athermiques (électrosensibilité, cancers, entre autre…) est bien réel?
- que Dominique Belpomme, professeur de cancérologie à l’université Paris V et directeur de l’Institut européen de recherche sur le cancer et l’environnement (ECERI) de Bruxelles, spécialiste des champs électromagnétiques, a déclaré que l'étude de l'ANSES "aura des conséquences désastreuses auprès de la population" dont les auteurs n’ "envisagent pas la facture sanitaire, qu’il va nous falloir payer. Et elle sera lourde."? 




S'il est avéré, tel que relevé sur votre site officiel, que:

"Les missions de l'ANSRS, fixées par l'ordonnance n°2010-18 du 7 janvier 2010, couvrent l'évaluation des risques dans le domaine de l'alimentation, de l'environnement et du travail, en vue d'éclairer les pouvoirs publics dans leur politique sanitaire."

- devrions-nous, simples citoyens, qui nous en remettions jusque-là à vos avis éclairés, nous en défier?

- accepter de nous mettre en péril, nous et nos enfants, parce que vos avis clairement réducteurs quant à des problèmes sanitaires sous évalués, passant à la trappe l'élémentaire principe de précaution, ouvre  la voie sans restriction au déploiement d'une technologie clairement mal maitrisée? transformant nos demeures et ce, hors de toute possibilité de contrôle, en source de maux gravissimes à venir (5ème colloque de l’Appel de Paris  18 mai 2015, Bruxelles. 


spécifiant que "plusieurs milliers d'études (1800 entre 2007 et 2012 selon le rapport Bio-Initiative) ont démontré sans équivoque la nocivité des faibles expositions prolongées aux CEM (Champs électromagnétiques)"?

En clair, avez-vous conscience que vos avis, sensés "éclairer les pouvoirs publics dans leur politique sanitaire", tel que le stipule expressément votre mission, nous relègue, nous et nos enfants, au rang de cobayes passifs en nos propres domiciles, transformés de facto en véritables laboratoires soumis jours et nuits à un champ électromagnétique de radiofréquences permanent?


Je n'ose imaginer que vous ayez réellement réalisé l'ampleur du désastre sanitaire à venir.
Je n'ose imaginer que ce soit en toute connaissance de cause que vous passiez par perte et profit "la facture sanitaire, qu’il va nous falloir payer. Et elle sera lourde." selon les mots du Professeur de cancérologie Dominique Belpomme!
A tout le moins, je vous somme de prendre en compte ce en quoi nous sommes tous concernés à savoir, l'avenir de nos enfants, déjà passablement compromis de par nos inconséquences environnementales répétées auxquelles, celles décrites plus haut et que vous cautionnez, viennent s'ajouter.
Merci.
Un citoyen effaré....!


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ALERTE CRIIREM:

Compteurs Linky et ANFR


Dans le rapport d’étude de l’ANFR du 30 mai 2016, on constate une grave confusion entre les champs électromagnétiques émis par tout type de  compteur électrique et les champs électromagnétiques émis par le CPL spécifique au Linky. De plus l’impact du concentrateur  nécessaire à la transmission des données vers les centres de gestion n’a pas été étudié.
Le communiqué de Presse présenté par l’ANFR n’apporte aucune réponse sur l’impact du compteur Linky sur l’exposition du publique aux champs électromagnétiques.
Il révèle une carence administrative grave qui a été signalée par le CRIIREM aux responsables de l’ANFR à l’occasion de l’audition à l’Assemblée Nationale du 14 mai dernier. 
C’est pourquoi le CRIIREM renouvelle sa demande de février 2016, à savoir la mise en place d’une commission multipartite dans le but d’établir un protocole de mesures adapté au système Linky afin de réaliser une étude contradictoire indépendante et pertinente. 
Le pourquoi du comment :
Le CRIIREM rappelle :
Concernant les données physiques (Références INRS ED 785) 
-Le compteur électrique Linky émet des rayonnements de type 50 Hertz qui comportent des champs d'induction magnétique mesurables en microteslas et des champs électriques mesurables en volts par mètre.
-le signal CPL émet des rayonnements de type radiofréquence de l'ordre de 60 kiloHertz qui comportent des champs magnétiques mesurables en ampères par mètre et des champs électriques mesurables en volts par  mètres.
-le courant électrique porteur est de type 50 hertz mesurable en ampères.
Il est aussi émetteur de champs d'induction magnétique mesurables en microteslas et de champs électriques mesurables en volts par mètre. 
-le concentrateur, qui reçoit et renvoie l’ensemble des données au centre de gestion de ERDF, émet des rayonnements de type hyperfréquence de l'ordre de 900 MégaHertz mesurables en volts par mètre. 
-Le module radio (ERL) qui pourra ultérieurement équiper le compteur Linky sera émetteur d’ondes  radioélectriques mesurables en volts par mètre. 
Le CRIIREM constate des confusions graves dans le communiqué de presse de l’ANFR sur le Linky :
-Il est erroné de dire que “ les niveaux de champs électriques sont de l'ordre de 1 Volt par mètre à 20 centimètres du compteur sans communication CPL, niveau  comparable à celui d'un compteur électrique classique". 
Cette affirmation prête à confusion, car sans le CPL on mesure le fonctionnement du compteur en 50 Hertz et donc un champ d’induction magnétique en microteslas. Il faut rappeler qu’{ 20 centimètres d’un compteur classique, on peut détecter jusqu’{ 3 microteslas. C’est pour cette raison que le CRIIREM a proposé une distance de prévention de 2 mètres pour respecter la valeur de  0,4 microtesla, notée par  l’Organisation Mondiale de  la  Santé comme augmentant  les risques de leucémie.  De plus, le compteur électrique classique possède un capot métallique absorbant le champ électrique 50 Hertz alors que le Linky est en structure de type plastique.  Cela change la configuration des mesures en champs électriques. 
Enfin, la limite réglementaire de 87 volts par mètre ne s'applique pas pour le 50 Hertz. L'ANFR entretient ici une grande confusion entre le fonctionnement du compteur Linky et l’expertise sur le signal CPL. 
-Il est erroné de dire que "les niveaux de champs magnétiques mesurés en émission CPL sont de 8.10 -3 microteslas". En effet, à cette bande de fréquence, le champ magnétique est mesuré en ampère par mètre. Ne pas confondre champ d’induction magnétique (µT) et champ magnétique (A/m).
-Il est erroné, voir fallacieux, de faire des comparaisons avec les téléviseurs, les lampes et les chargeurs d'ordinateurs qui n’utilisent pas la technologie du CPL. C'est un non sens scientifique. 
Il aurait été préférable de s’assurer que les appareils électroménagers et bureautiques ne soient pas perturbés par le CPL du compteur Linky (compatibilité électromagnétique). 
Par ailleurs l’étude du concentrateur, qui émet des rayonnements de type hyperfréquence de l'ordre de 900 Mégahertz mesurables en volts par mètre,  n’a pas été réalisée. 
Centre de Recherche et d’Information Indépendant sur les Rayonnements Electromagnétiques
Association 1901 N° 0723011863 – 19-21 rue Thales de Milet – 72 000 Le Mans contact@criirem.org – tél : 02 43 21 18 69 – www.criirem.org
Siret n° : 487 430 639 00038
 

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