mardi 17 janvier 2017



Echange avec le Criirem
 
Site internet : www.criirem.org

Question: (29/12/2016)

Bonjour,
Je m'informe pour mon compte personnel et celui d'un Collectif créé à BERGERAC (24100), désireux de parfaire notre connaissance le plus précisément possible sur certains effets des compteurs communicants LINKY, et notamment celles susceptibles d'affecter la santé sur le long terme, car cela mettrait prioritairement en jeux l'avenir de nos enfants.
Beaucoup de renseignements contradictoires circulent à ce propos. Dans ce véritable maquis d'affirmations et dénis, la question simple que nous nous posons:
1°) le CPL se propageant après le compteur communicant et ce dans la totalité du réseau de distribution électrique de la demeure dont les câbles ne sont pas blindés, ne nous trouvons-nous pas soumis à des radiofréquences générées de ce fait et ceci de manière permanente?
2°) Dans l'affirmative, quels sont les risques sanitaires à craindre, que ce soit à court ou long terme?
Vous remerciant
cordialement
G.MEYER
(Cet email a été envoyé via le formulaire de contact de criirem) (http://www.criirem.org)


Réponse: (03/01/2017)

Bonjour,
Tout d'abord je tiens à vous souhaiter une bonne et heureuse année 2017.
Pour le moment aucun travail sérieux ne permet d'affirmer que le fait que le CPL circule sur les câbles provoque une exposition permanente à des rayonnements radiofréquences.
Même si le CPL va circuler dans les câbles il est impossible d'affirmer qu'il va rayonner et jusqu'à quelle distance.
C'est pour répondre à toutes ces questions que nous souhaitons la mise en place d'une étude multipartite indépendante rapidement pour faire le tri dans toutes les informations qui circulent.
Cordialement,
Myriam GALBRUN
Responsable Administratif et Technique

Nouvelle question: (05/01/2017

Bonjour Madame,
Je vous remercie pour votre réponse.
Je dois malheureusement ajouter qu'elle est loin d'être satisfaisante car, et vous serez obligé d'en convenir, au jour d'aujourd'hui nombre de compteurs communicants sont d'ores et déjà en fonction, sur le territoire. Sans qu'aucune "étude multipartite indépendante" n'ai été menée au préalable, pour effectivement savoir si des risques sanitaires en découlent et, si oui, de quelle nature!
En somme, on met la charrue avant les bœufs, pour parler trivialement.
Une fois de plus, l'industrie et les lobbies associés, conjointement avec les pouvoirs publics en l’occurrence, avancent et imposent des technologies sans réellement en connaître les effets sanitaires, puisque tout simplement et ainsi que vous le signalez "Pour le moment aucun travail sérieux ne permet d'affirmer que le fait que le CPL circule sur les câbles provoque une exposition permanente à des rayonnements radiofréquences."
Alors qu'en est-il du simple citoyen lambda qui, déjà maintes fois douchés par des scandales sanitaires à répétitions, fait face à des interrogations légitimes, puisqu'elles concernent au premier chef, la santé de ses enfants! Alors bien sûr on cherche à savoir...
Par exemple:
Le Cabinet de mesures de CEM associatif & indépendant" -Correspondance : 2 rue Juste Métivier 75018 Paris - Tél. : 01 46 06 88 66- que nous avons interrogé, est formel:
"Tout le réseau de distribution électrique dont les câbles ne sont pas blindés ainsi que l'ensemble des appareils électroménagers branchés sur le réseau électrique se comportent comme des antennes émettrices des radiofréquences du CPL.Veuillez trouver ci-joint notre fiche technique sur le CPL accompagnée des conclusions des travaux du CRESAT."
D'autres organismes, tel Next-up, concluent a des réponses similaires en s'appuyant sur des tests effectués in situ.
Apparemment vous réfutez tout cela!
Je me permets de "vous" citer, par l'intermédiaire de Pierre Le Ruz, président du Criirem:
"Aux questions qui leur ont été posées, ministres et députés ont une réponse type : « Une expertise menée par le Centre de recherche et d’informations indépendantes sur les rayonnements électromagnétiques (Criirem) a confirmé qu’il n’y avait pas de risque sanitaire aigu ni de risque d’effets physiopathologiques à craindre. » « C’est une présentation très malhonnête de notre expertise ! » tempête Pierre Le Ruz, président du Criirem. Car cette absence de risque concerne uniquement les « effets thermiques » de ces compteurs. Or, pour en subir, il faut se placer à quelques centimètres d’un antenne relais ou sous une ligne à haute tension. Mais le risque sanitaire à long terme (cancers, électrosensibilité) est bien réel. La Criirem.
Mission quasiment impossible en immeuble. Quant à l’environnement extérieur, ces compteurs ne feront qu’« augmenter le brouillard électromagnétique », qui n’en avait pas besoin. « C’est du délire technologique, estime Pierre Leruz. On fait encore passer les problèmes de rentabilité avant les problèmes de santé. »
J'en conclu que "l'étude multipartite" que vous appelez de vos vœux, vous seriez parfaitement en mesure de la mener au moins en tant qu'une des "parties" et que vos conclusions, -à défauts desquelles certains en viennent à vous attribuer des points de vue quasi fallacieux- pourraient judicieusement apporter un éclairage pour le citoyen terriblement interrogatif, soucieux de la santé des ses proches, comme de tout autre d'ailleurs!
Merci d'avoir pris le temps de me lire et, peut-être, collaborer à nos éclairages, vous qui en avez les moyens!
Cordialement
Guillaume MEYER

Réponse (05/01/2017) 
Bonjour,
Nous sommes tout à fait d'accord avec vous, l'installation des compteurs ne devrait pas se faire sans étude complète préalable.
Nous avions réalisé un travail en 2012, sur un protocole CPL G1 qui n'est pas celui installé actuellement (CPL G3) qui fonctionne différemment notamment sur une fréquence différente pour laquelle le protocole de mesure ne peut pas être identique à ce qui est fait pour le moment. 

Vu la non-connaissance de l'impact de ce compteur il nous semble cohérent de le refuser d’où le travail mit en place par diverses associations militantes.   
Là n'est pas le rôle du CRIIREM.
En effet nous recommandons une distance de 2 mètres avec un compteur, ceci est valable peut importe le compteur (Linky ou non) car dans cette problématique il est indispensable de ne pas oublier qu'un compteur électrique standard et une installation électrique utilise du courant à 50Hz ce qui crée des champs électriques 50Hz et des champs d'induction magnétique 50Hz. Une installation avec des câbles non blindée fait que du champ électrique 50Hz rayonne autour des câbles (de nombreux paramètres vont faire que c'est plus ou moins rayonnant), le CPL viendra certainement s'ajouter à cela, mais il ne va pas faire que les câbles deviennent rayonnants d'un coup juste par sa présence. Il est encore impossible de déterminer comment ce mélange de fréquence va interagir sur l'environnement.
Vu le BUzzz autour de cette affaire, les conclusions d'une étude non multipartite seront contestées d'office. C'est déjà ce qui se fait actuellement.
Cordialement,
Myriam GALBRUN
Responsable Administratif et Technique

   Nouvelle Question ( 13/01/2017)

 Bonjour Madame,

Vos remarques: "Vu la non-connaissance de l'impact de ce compteur il nous semble cohérent de le refuser d’où le travail mit en place par diverses associations militantes. Là n'est pas le rôle du CRIIREM."
"Nous sommes tout à fait d'accord avec vous, l'installation des compteurs ne devrait pas se faire sans étude complète préalable."
ne sont évidemment pas de nature à nous rassurer, alors même que l'ANSES vient de conclure à "à une faible probabilité que l’exposition aux champs électromagnétiques émis par les compteurs communicants, dans la configuration de déploiement actuelle, engendre des effets sanitaires à court ou long terme"?
Ce qui facilite la tâche à EDENIS pour contrer systématiquement les opposants au déploiement de ces compteurs.

1°) Ma première question est:

Quels auraient pu être, à votre connaissance, les critères pris en compte par l'ANSES pour déboucher sur de telles conclusions?

Est-il envisageable que l'ANSES ait fait procéder au genre ""d'étude complète préalable" que vous appelez de vos vœux, sans que vous en soyez, d'une manière ou d'une autre, informé?



2°) En second lieu et si ce n'est trop demander, j'aurais aime recueillir vos avis sur les réponses fournis à des demandes que j'ai formulé auprès de:


 Voici:

*Le CPL est injecté en superposition au 50 Hertz par ENEDIS à partir des concentrateurs.

Le rayonnement des radiofréquences du CPL injecté en superposition au 50 Hertz à partir du concentrateur est permanent - 24h/24 365j/365.

(Protocoles CPL G1/G3 - bande CENELEC-A : de 10 kHz à 95 kHz)

Tout le réseau de distribution électrique dont les câbles ne sont pas blindés ainsi que l'ensemble des appareils électroménagers branchés sur le réseau électrique se comportent comme des antennes émettrices des radiofréquences du CPL.



*Tout seul, le compteur Linky est inoffensif.

Dès qu'on lui ajoute le module ERL (Emetteur Radio Linky), il devient rayonnant 24h/24 365j/365 comme une box WIFI en utilisant les 2 bandes de fréquences suivantes : - KNX 868 MHz - - ZigBee 2.4 GHz



Au final, nous voici confrontés à un entrelacs de technicités particulièrement complexes pour l'entendement d'un simple citoyen. Obligés de chercher parmi nombre d'organismes d'expertises, dont certains avis contradictoires ou ambigus, ne peuvent que nous rendre de plus en plus méfiants.

Alors je peux bien comprendre que  "le rôle du CRIIREM." ne soit pas de "militer" aux côtés de mouvements légitimement inquiets, pour ne pas dire plus.

Néanmoins, lorsqu'il devient question d'imposer de vive force une technologie inquiétante à bien des égards, susceptible éventuellement de générer un scandale sanitaire dans un futur plus ou moins proche et dont nos enfants seraient les premières victimes, n'est-il pas légitime de chercher secours auprès de "consciences éclairées"?

Merci encore de bien vouloir nous éclairer de par vos connaissances techniques et vos propres expertises.

cordialement

Guillaume MEYER


Réponse CRIIREM

Bonjour,
Voici l'extrait du rapport (version scientifique) de l'ANSES dans laquelle ils expliquent leur démarche. (rapport complet ci-joint).
"La bibliographie associée à la thématique des compteurs communicants est peu fournie ; le groupe de travail s’est donc appuyé, pour produire son expertise, en complément de la littérature scientifique disponible, sur : les normes techniques existantes, les résultats de différentes campagnes de mesures, les informations obtenues auprès des différents distributeurs d’eau et d’énergie suite à l’envoi de courriers, la presse ainsi que des données et informations recueillies par la réalisation d’entretiens (Enedis (ex ERDF), Suez Smart solutions (ex Ondeo Systems), GRDF et l’AMF). De plus, l’Anses a réalisé une enquête internationale par questionnaire pour recueillir des informations sur le déploiement des compteurs communicants à laquelle dix-huit pays ont répondu. Enfin, pour compléter les informations sur l’exposition de la population aux champs électromagnétiques émis par le CPL des compteurs Linky, des mesures sont réalisées par le Centre scientifique et technique du bâtiment (CSTB) dans le cadre d’une convention de recherche et développement (CRD) contractée avec l’Anses. Les résultats de cette étude seront publiés dans un second temps, après la publication de cet avis. Si les résultats sont de nature à modifier les conclusions du présent avis, une mise à jour de ce dernier pourra être réalisée"


Ceci montre bien qu'aucune expertise indépendante et multipartite n'a été mise en place pour le moment.

Concernant les réponses que vous avez obtenues.
Un câble n'est pas fait pour être une antenne émettrice, il est fait pour conduire l'électricité + le CPL qui y sera rajoutée. Le but du CPL est de circuler sur les câbles, pas d'être émis dans une pièce comme le serait un Wifi. Un appareil électroménager n'a pas non plus la capacité d'émettre ce CPL, il sera certainement présent, mais dans quelle proportion nous ne le savons pas.

L'ERL qui sera proposé est en effet un fonctionnement différent ou là il s'agira bien d'une antenne. Pour le moment AUCUN travaux n'a réalisé des mesures sur ce module.
Il est tout à fait normal de vouloir trouver des réponses, mais il est de notre devoir de vous apporter des informations objectives basées sur des faits et non sur des suppositions. Sans réalisation d'une étude, il n'est pas possible de faire des affirmations, mais en attendant la mise en place de ce travail il est normal de voir de l'opposition à la pose de ces compteurs. L'idéal aurait bien sûr été que la manœuvre se fasse à l'inverse, l'étude et ensuite la pose. 
Cordialement,
Myriam GALBRUN
Responsable Administratif et Technique

   

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